Et bien ça n'aura pas manqué !
Dans mon précédent article j'évoquais la délibération sur la taxe de séjour sur laquelle nous devions nous prononcer pendant le conseil communautaire.
A cette occasion, la majorité nous a une nouvelle fois donné une belle leçon de démocratie qui, malheureusement n'a pas été reprise dans la presse.
La délibération que nous avions sous les yeux ne prenait pas en compte les modifications qui avaient été faites par les professionnels castelroussins lors du Conseil d'Administration de l'Office de
Tourisme. J'ai donc pris la parole pour expliquer la démarche de concertation qui avait été faite par M. Mory et pour insister sur l'avis des hôteliers concernant cette taxe de séjour.
J'ai donc proposé que le vote soit reporté pour les modifications puissent être prises en compte et que nous puissions nous prononcer sur les taux raisonnables proposés par les professionnels.
"Nous sommes pas là pour discuter mais pour voter !"
Voilà le début de la réponse agressive de Mme Monestier en charge de l'attractivité du territoire à la Communauté d'Agglomération Castelroussine.
Bon, dans l'opposition castelroussine, nous sommes coutumiés de ces pratiques.
"Et puis d'ou est-ce que vous tenez ces taux ?" Mais de la bouche même des professionnels hôteliers de Châteauroux, ceux qui visiblement n'ont pas été consultés autrement qu'à l'Office de Tourisme
!
Mme Monestier insista sur le fait qu'ils avaient fait intervenir un cabinet spécialisé pour fixer les taux qu'ils nous proposaient. C'est une façon de travailler que de faire abstraction des gens
de terrain !
Vous imaginez bien que c'est le total final qui a été observé et, pour qu'il soit le plus élevé, il fallait que les taux soient le plus élevé possible.
Dommage qu'il ne tienne pas compte de la réalité du tourisme dans l'agglomération. Mais ce qui est encore plus dommage c'est que l'équipe de M. Mayet n'ait pas voulue prendre en compte les
avertissements des professionnels.
Quand on est en charge de l'attractivité du territoire, coller une étiquette négative à l'agglomération avec une taxe d'habitation trop élevée est pas très "professionnel" surtout quand la raison
première semble être financière.
D'ailleurs, l'argent de la taxe de séjour doit être utilisé pour financer l'Office de Tourisme communautaire. Nous ferons ce que nous pourrons pour vérifier que c'est bien le cas.
Il n'a donc pas été possible de reporter le vote, et il n'a pas non plus été possible de couper le vote en deux. C'est à dire de séparer le vote sur les taux du vote sur le passage à la taxe au
réel. Pourtant on pouvait voir que cette question là ne posait pas de problèmes, mais quand on est buté...
La majorité n'a bien sûr pas manifesté le moindre désaccord sur la question de la taxe de séjour et ont tous approuvé la taxe telle qu'elle est. Même lorsque Mme Monestier a apporté sa solution.
Selon elle les hôteliers n'auront qu'a baisser le prix de leurs chambres d'hôtels s'ils trouvent la taxe trop élevée !
Nous avons fait le choix de nous abstenir. Nous ne pouvions pas refuser le passage à une taxe au réel tant attendue par les castelroussins, mais nous ne pouvions pas non plus accepter que les taux
soient si hauts.
Après la séance, une membre du conseil d'administration de l'Office de Tourisme est venue me trouver pour discuter.
"Bah dis donc ! Ils sont toujours comme ça ?" Eh ! Oui, "ils" sont toujours comme ça. Navré que j'étais de ne pas avoir, encore une fois, été entendu elle m'a tout de même remercié d'avoir porté la
parole des professionnels du tourisme castelroussins avec la force et "l'intelligence" qu'il fallait.
Mais ça c'est normal, je fais mon boulot... je suis le porte-voix !
Fabrice Bénard